Maurane
Tout faux...

Je te donne mon téléphone et tu ne le notes pas
Je te parle ou je chantonne mais tu lis je ne sais quoi
Je te dis des mots des bêtises mais tu ne les entends pas
Et même si je me déguise tu ne vois pas

Je t'offre une cigarette, merci ... tu ne fumes pas
En passant je te caresse et ça ne te fait ni chaud ni froid
On se dit bonjour, on s'embrasse et toi tu dis comment ça va ?
C'est même pas que je t'agace, c'est moins que ça

J'ai tout faux, toujours avec toi, la partition je ne l'ai pas
Je devrais me faire une raison mais je n'y arrive pas
Et je fais des plans, des manœuvres et je stratège à tout va
T'es mon héros, mon chef d'œuvre, je n'y peux rien, c'est comme ça

Quand je t'écris un poème tu dis que tu l'as déjà
Je t'amène un café crème et quand il arrive il est froid
Je te prête un livre, une gomme ou je t'invite au cinéma
J'en fais des tas, j'en fais des tonnes et ça ne va pas

Je te donnerais tout, tout ce que tu veux mais tu n'en veux pas
Tout ce que je t'aime c'est bien trop peu, ça ne suffit pas
Et plus t'es gentil, plus t'es beau, plus j'm'accroche et moins j'y crois
Je t'en fais des kilos, mais ça n'fait jamais le poids

J'ai tout faux, toujours avec toi, la partition je ne l'ai pas
Je devrais me faire une raison mais je n'y arrive pas
Et je fais des plans, des manœuvres et je stratège à tout va
Je t'en fais des kilos, mais ça n' fait jamais le poids

Je te donne mon téléphone et tu ne le notes pas
Je te parle ou je chantonne mais tu lis je ne sais quoi
J'ai tout faux, tout faux...

Bénabar : Je suis de celles

C'est moi, c'est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas ?
Mais si

On était ensemble au lycée
C'est vrai, j'ai changé
J'ai des enfants, un mari
Bah quoi, t'as l'air surpris


J'étais pas destinée
A une vie bien rangée
J'étais perdue
Mon mari m'a trouvée

J'étais de celles

Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom

J'étais pas la jolie
Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine

Qu'on appelle machine

J'avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j'aimais les garçons
Peut-être un peu trop

Bien sûr, vous aviez eu

Des dizaines de conquêtes
Que personnes n'avaient vues
Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d'entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça


Je n'étais pas de celles
A qui l'on fait la cour
Moi, j'étais de celles
Qui sont déjà d'accord

Vous veniez chez moi

Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main

Quand vous m'embrassiez
A l'abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu'on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
A m'en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais :
" faut pas que je m'attache "

Vous vous pensiez :
" il faut pas que ça se sache "

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi

Qu'ils étaient destinés

Enlacée contre vous
A respirer vos cheveux
Je le sais, je l'affirme
Vous m'aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses

C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d'une chaise

Et gonflés de l'avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu'on dissèque

Mon corps pour la science

Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes

D'avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait

Comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant qu'dans mes bras

Vous faisiez moins les fiers
Et les autres filles
Perfides petites saintes

M'auraient tondue les cheveux
A une autre époque

Celles qui ont l'habitude
Qu'on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console

Vous veniez chez moi

Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.

Commentaires

1. Le jeudi, juin 5 2008, 17:42 par Mymy

Ne t'inquiète pas, tout ira mieux !
Je t'aime !!!

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